Rien n'est plus fort qu'une femme blessée qui arrive à se reconstruire

Une femme blessée

C’est vrai qu’il faut beaucoup de courage pour sortir de certaines situations où on vous a jugée, trahie voire salie.

Nous traînons très souvent toutes ces fêlures à l’intérieur de nous.

Il n’y a rien de pire que le jugement qui vous éloigne des autres.

Chaque femme fait comme elle peut. Et j’ai pu constater combien certaines femmes blessées ont réussi à se reconstruire.

Vous pouvez lui dire tout ce que vous voulez, la mettre en garde, la menacer, plus rien ne l’atteindra lorsqu’elle aura été blessée profondément.

Cette blessure profonde qui ouvre des cicatrices humaines dont parfois on ne s’en remet pas vraiment.

On n’oublie jamais ce que les autres nous ont fait, combien ils nous ont fait souffrir mais l’amour est un cœur qu’il faut savoir panser, guérir même lorsque rien ne s’oublie mais que tout peut se pardonner malgré tout.

Une femme blessée vous sourira, ça lui arrivera. Parfois elle ne dira rien et parfois elle criera.

Lorsque l’âme est blessée, la femme est tout. Elle traverse les chemins, monte les montagnes et redescend avec le vertige à côté.

Une femme blessée c’est comme un homme blessé, ça finit par laisser les gens dire, ça finit par laisser la médisance glisser.

Plus rien ne l’atteint quand on l’a touché dans son âme, quand on a fait n’importe quoi avec l’amour qu’elle pouvait apporter aux uns et aux autres.

Une femme blessée n’a pas de règles pour vivre. Elle suit son instinct, elle suit son courage battant à tous les vents.

Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui réussit à se reconstruire. Elle a atteint le sens de sa vie, l’intensité de sa connexion au monde.

A quoi sert-il de s’arrêter davantage devant les bourreaux et les juges à la vie !

Une femme blessée n’a plus de tribunal devant elle. Elle a appris à dire juste la vérité et tant pis si elle n’est pas belle à entendre et tant pis si elle vient détruire aussi ce qui doit changer.

Une femme blessée, la mort dans l’âme, arrive à boire de nouveau le flot de la vie. C’est la mort au creux du ventre qu’elle s’éloignera parfois des gens qu’elle aime car elle ne peut plus se sentir coupable.

Coupable de quoi ? De toi, de vous ? de vos craintes, de vos peurs, de mes responsabilités ?

Une femme blessée apprend, s’enseigne et initie autre chose que la soumission et la répétition.

Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire devant les autres.

Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire en vous montrant ses blessures et ensuite ses cicatrices.

Nous sommes chacune l’une de ses femmes qui un jour ou plus prenons des décisions la peur au ventre, le cœur brisé, l’attente au lointain.

Nous sommes nombreuses à sauter dans le vide et se rendre compte que cela a un goût de liberté même s’il faut à nouveau apprendre toute l’étrangère que nous sommes.

Une femme blessée pleure aussi, rit tellement, embrasse, caresse, voyage, lit, écrit, regarde les autres, admire le ruisseau et sent la fleur coupée tout en soufflant sur le pissenlit.

Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui retrouve l’amour, qui respire enfin le parfum de sa vie. Celui qu’elle a peiné à trouver, à concocter aussi telle une sorcière de l’amour, une ombre de la nuit et du jour.

Une femme blessée qui arrive à redémarrer, qui arrive à sauter l’obstacle, peut aussi tomber, mais elle se relève et finalement y arrive très bien aussi.

Elle se présente en se montrant de dos comme de face et puis elle vous dit que ce n’est pas si difficile de dire aux autres : « je suis authentique avec mes blessures, mes forces, mes inquiétudes, mes élans, ma haine, mon amour pour tous ceux qui m’entourent, pour tous ceux qui vivent près de moi.

Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire car en la voyant vous n’avez qu’une envie la prendre dans vos bras et lui dire :

«  Tu vois c’est simple de se dire je t’aime même quand on est seule. »

Une femme blessée c’est la solitude face aux autres et c’est la solitude à deux aussi.

Car qui peut aimer une femme blessée ?

Certainement celui ou celle qui aura vu, compris que la vie n’est pas un château construit en image mais bel et bien un édifice où chaque roche, chaque ciment a son importance.

Chaque blessure, chaque amour est un fondement. Chaque étape, chaque ragot, chaque mot, chaque acte, chaque don, chaque pardon est une ode à la vie et chaque homme, chaque femme blessée peut prendre un bol d’air et continuer malgré tout.

Oui malgré tout.